Accueil

Journée de la production réunionnaise 2016

Pour la troisième année consécutive, la ville de Petite-Île a réuni des professionnels du monde agricole, à l’occasion de la Journée de la production réunionnaise, le 28 octobre dernier. Cette année le thème évoqué, n’était autre que l’avenir de la diversification agricole à La Réunion. Et quel sujet ! Retrouvez le contenu des présentations proposées par les intervenants.

 

 journee de la production

Le séminaire a proposé à l’assemblée de s'interroger sur le devenir de notre agriculture. Quelle agriculture pour 2030 ? Comment tendre vers l'autosuffisance alimentaire, avec quel modèle, avec quels outils, quels agriculteurs, comment préparer le prochain Programme de Développement Rural Régional ?

Il nous faut donc imaginer un autre modèle de production, pour garder nos parts de marché, pour satisfaire la demande locale en forte croissance, mais avec quels types d'exploitations ? Sur quel foncier ? Quelles productions ? Car l'importation est en constante progression, il faut donc se ressaisir si on ne veut pas perdre définitivement ce qui constitue notre patrimoine économique, à savoir notre agriculture de diversification, nos productions identitaires....

Ainsi, comme les années précédentes, la journée de la production a été consacrée en matinée à des interventions d’experts et de professionnels, l’après-midi étant réservée aux débats et échanges avec la salle.


Les interventions de la matinée furent denses et diversifiées :

  •     Monsieur Amine VALY, économiste et spécialiste de l’agriculture a présenté une approche globale de l’agriculture à La Réunion ainsi que les enjeux liés à la diversification. Il ne faudra pas se tromper d’objectif, l’accroissement de la production locale passera par une mobilisation des agriculteurs face aux stratégies d’importation des grands groupes.

 

  •     Le Conseil Départemental s’est attaché à présenter les principaux circuits de financements de l’agriculture et particulièrement de la diversification. Quelles sont les principales subventions accordées aux filières et aux organisations agricoles. Qui en sont les principaux bénéficiaires.

 

  •     La SAFER a évoqué la problématique de la disponibilité foncière pour les activités de diversification. Dans les Hauts comme dans les Bas, les marges de manœuvre demeurent faibles. Il faudra travailler sur la récupération des terres en friches et en indivision si on veut mobiliser des surfaces supplémentaires.

 

  •     La Chambre d’Agriculture a abordé pour les non-spécialistes la question des revenus à travers la présentation des exemples d’exploitations en élevage. Les marges dégagées par les exploitations sont faibles ce qui rend instable et incertain l’avenir de nos éleveurs.


  •     Deux grands témoins sont ensuite intervenus pour évoquer leur expérience. Il s’agit d’abord de :

1.    Monsieur Raidson GAETAN, jeune éleveur de Trois Bassins qui a retracé les difficultés de reprise de l’exploitation de son père. Les problèmes sont différents de ceux rencontrés par son père dans les années 70. Les charges sont aujourd’hui plus lourdes, les contraintes environnementales importantes et le marché dominé par l’importation.


2.    Monsieur Alain SABINE, directeur du marché de gros a retracé 36 années d’expérience dans le secteur des fruits et légumes. A quelques mois de la retraite, il a développé les péripéties de l’organisation d’une filière qui, selon son expérience, n’a pas su intégrer l’ensemble des agriculteurs dans le développement.

Toutes ces thématiques ont ensuite reprises l’après-midi dans des débats parfois passionnés et dans tous les cas instructifs pour notre monde agricole.






 

29/11/2016 08:39